René Longval est né à Cap-de-la-Madeleine et y a toujours habité. La proximité du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice ne pouvait faire autrement que de l’inciter à la pêche à la ligne. Enfant, il a couru ruisseaux et rivières avec une «gaule» à pêche à la main. Il ne mit pas de temps à développer un goût marqué pour la pêche à la mouche. Pas étonnant, quand on habite près du «paradis» de la truite mouchetée qu’est la Mauricie!
C’est vers la fin des années 1950 que René Longval commença à monter ses propres mouches à pêche. Il impressionna tellement son professeur d’alors, Brian Mclntosh, que ce dernier l’invita à donner des cours de montage au Montréal Anglers. En 1965, Longval rallia la fameuse Association de chasse et pêche de la Mauricie où, en compagnie de Georges Sirois et Louis Tanguay, il «convertit» des centaines d’adeptes à la pêche à la mouche et où il donna des cours de montage de mouches très courus. Autre… plume à son chapeau: fondation de la Société mauricienne des pêcheurs à la mouche, en 1979, avec les Louis Tanguay, Robert Huard, Bill Doussett, Jacques Juneau, Gilles Trottier et Pierre Arcand: autres centaines de «convertis» à son actif! Ce n’est donc pas sans raison qu’en 1987, la Confrérie des pêcheurs à la mouche ATOS du Québec (achigan, truite, omble et saumon) lui conféra le prix Paul-Plante, le trophée le plus prestigieux pour reconnaître les mérites d’un propagandiste et propagateur de la pêche à la mouche.
La pêche à la mouche fait «tripper» René Longval 12 mois par année: il consacre une bonne partie de ses moments de loisir à monter ses artificielles (en dehors des cours et des conférences qu’il donne à ce sujet-là…), tout en préparant minutieusement ses excursions de pêche des vacances. Où va-t-il à la pêche? Maintenant que ses enfants sont grands et qu’il dispose d’un peu plus de temps et d’argent, rien ne le retient: il fréquente le Nouveau-Québec, le Labrador, la Côte-Nord, la Gaspésie, le Saguenay, le Lac-Saint-Jean et, évidemment, la Mauricie. Tous les poissons l’attirent, dès que ces poissons-là veulent bien gober ses mouches! Il faut dire qu’il procède méticuleusement, comme toujours: dès qu’il récolte un poisson, il prélève l’estomac de sa prise et en étudie le contenu pour découvrir les insectes ou les autres proies préférées de ce poisson. En cumulant ses notes et en les analysant ensuite, il peut établir une stratégie et des tactiques de pêche plus efficaces, surtout en montant des mouches imitant bien la nourriture des poissons.
N’allez pas croire que René Longval, qui connaît un nombre quasiment incalculable de mouches artificielles et qui pourrait vous les monter de mémoire sur demande, se promène avec une «van» de mouches lorsqu’il part en excursion! Au fil des ans, il a découvert ses préférées: «Muddler Minnow» originale, «Muddler Minnow» orange, la «Guénisse verte», la «Gray Ghost», la nymphe «Laurentides 13A» et la sèche «Adams».
Si vous désirez rencontrer un homme heureux et bien dans sa peau, calme et amical, cherchez René Longval et… parlez-lui de mouches! Il s’excitera peut-être un petit peu et vous vous en ferez un ami pour longtemps!