LA NYMPHE DE LIBELLULE
Malheureusement peu connues des pêcheurs à la mouche, les nymphes de libellules (insectes aquatiques de l’ordre des odonates) constituent pourtant une source de nourriture importante pour les poissons présents dans les sections de rivière à eau calme et davantage dans les lacs. Pourquoi s’avèrent-elles un plat de résistance de choix? Parce que plus volumineuses que la plupart des autres insectes subaquatiques et, de surcroît, parce qu’elles vivent quatre ans sous l’eau. Qui plus est, étant carnivores, elles doivent donc souvent s’exposer aux poissons… aussi en chasse. Comme elles émergent habituellement au printemps et au début de l’été, les imitations de ces insectes sont surtout productives à cette période de l’année pour la pêche des truites arc-en-ciel et mouchetée.
Avec l’expérience, on apprend que ces grosses nymphes sans queue affectionnent les secteurs où la végétation aquatique abonde, de même que le fond des plans d’eau vaseux. Quant à leur forme, leur grosseur et leur couleur, elles peuvent différer d’un endroit à l’autre, certaines étant fouisseuses, d’autres rampantes.
Quant à la technique de pêche, elle est fort simple, mais demande de l’attention et de la concentration. Selon la hauteur de la colonne d’eau, utilisez une soie flottante, à bout calant ou entièrement calante. L’artificielle déposée à l’endroit désiré, attendez qu’elle descende au fond ou à travers la végétation aquatique. La canne abaissée, la pointe près de la surface de l’onde, ramenez lentement la soie de quelques centimètres, faites une pause… et ainsi de suite. Habituellement, le poisson gobe délicatement l’artificielle, aussi faut-il ferrer immédiatement dès que vous sentez une certaine résistance. Si cette technique ne donne pas de résultats, et ce, davantage en eau peu profonde, récupérez la soie rapidement, par saccades.
Références
» Texte & Photo: Gilles Aubert (Mai 1996).
» Magazine Sentier Chasse & Pêche.