L'Histoire de la Grande-Rivière
Bien avant l’arrivée des premiers Européens sur nos côtes, les Micmacs occupaient déjà le territoire gaspésien. Quelques tribus « iroquoiennes » se rendirent même, occasionnellement, dans la Baie-des-Chaleurs pour y pratiquer la pêche estivale. Des fouilles archéologiques confirment l’occupation d’une partie importante du bassin de la Grande-Rivière par les aborigènes.
La richesse en gibiers et en poissons de toutes sortes, qu’offraient les forêts, les rivières et la mer, favorisa le peuplement du territoire. Les cours d’eau devinrent les voies qui facilitèrent l’accès à l’arrière-pays.
Un extrait du journal du Capitaine Bell, A.D.C. du Général Wolfe :
« Grande-Rivière : Grande-Rivière est située environ 12 lieues à l’ouest de Gaspé, et voisin de la Seigneurie de M. Bellefeuille; les troupes débarquées là se comportèrent de la même manière que celles de Pas-Beau, sauf pour la timidité scandaleuse du capitaine Jacobs qui donna le signal deux fois de revenir avant que les soldats n’aient été à terre trois heures ce qui n’était pas le quart du temps nécessaire pour tout brûler. La maison seigneuriale était située sur une petite île dans la rivière; elle avait huit appartements sur une plancher; de grandes quantités de choses entassées dans des bureaux et des coffres pour expédier en sûreté à Québec. Les gens s’enfuirent laissant même leur repas sur le feu. Environ 60 maisons furent brûlées, plusieurs excellentes et en plus tous les biens-meubles et environ quatre-vingt chaloupes. Il y avait aussi des moutons, des bœufs et des volailles, etc.; Comme d’ailleurs à Pas-Beau. Le magasin était très grand, il contenait une quantité de vêtements chauds, précieux en cette région, 60 barils de mélasse, qui pour un américain vaut plus qu’on peut le dire. Quantité d’autres choses furent détruites; 8,000 quintaux de poisson, filets, lignes, hameçons en quantités considérables.
Ne recevant aucune réponse, les Anglais mirent les voiles.
Le 31 mars 1858, une déclaration est faite par le commissaire des Seigneuries à l’effet que « James Robin, John Robin et Philip Gosset, représentant Philip Robin, sont les propriétaires de la Seigneurie et que celle-ci est exploitée par eux comme partenaires de Charles-Williams Robin, Philip et Raoul Lamprière, Anne Robin, John Lane (tous de jersey), Frédéric Gauvin et Richard Valpy de Lisle sous le nom de société de « Charles Robin et Compagnie.»
référence
» Photos; collection François Bouchard
» Salmo Salar #36, Automne, Septembre 1994.