La MOUCHE ARTIFICIELLE...
Une oeuvre d’art au bout des doigts et une communion avec la Nature !
Permettez-moi de vous rappeler d’excellents souvenirs, des moments exceptionnels pendant lesquels vous vous êtes retrouvé en pleine nature, plongé dans le silence et le calme d’une forêt paisible baignée par un plan d’eau. Vous êtes assis au bout d’un quai ou dans l’eau pure et fraîche. Vous vous sentez de plus en plus intégré à cette belle nature, attentif au moindre bruit, au cri strident du geai comme au gazouillis de la mésange, alors que tout à coup au tout de votre gros orteil, vous découvrez la merveille du cycle des éphémères. Une nymphe de l’Ephemerella subvaria quitte le fond de l’eau, monte tranquillement à la surface, déploie ses nouvelles ailes foncées qu’elle sèche en se débattant, rejoint la feuille d’un aulne tout près de vous et semble déjà prête à participer à la danse nuptiale à laquelle se livrent ses congénères que vous admirez maintenant alors que ce magnifique spectacle vous avait échappé jusque-là.
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Le monteur, un artiste qui s’ignore, est très souvent un pécheur qui aime reproduire fidèlement l’insecte qu’il a vu gobé à maintes reprises par un poisson; le poisson saisit-il son offrande que son plaisir en est décuplé. Comme le dit si bien Yvon, un bon copain et probablement l’un des meilleurs monteurs de notre grande fédération provinciale, l’apothéose survient lors de la capture du poisson auquel on rêvait lors du montage. En septembre dernier, Yvon prenait un saumon de l’Atlantique de neuf kilos avec une perlidée de sa propre conception, une sèche parachute impeccable, dont le procédé de montage lui avait demandé de nombreuses heures de recherche sur les outils, les matériaux et les teintures et il me confiait que rien ne lui faisait plus plaisir que d’entendre des bons copains de pêche comme Angèle, Jean, Jean-René, Pierre et René lui faire part de leur joie lors de la capture de saumons de l’Atlantique dans les belles rivières à saumon du Québec avec ses perlidées. On a d’ailleurs qu’à se rappeler le sourire de satisfaction de notre collègue Gilles Aubert, immortalisé dans le film La dernière chance du saumon, qui libérait le saumon du magnifique oiseau brun qu’il avait lui-même monté.
référence
» Atos, Octobre 1993.